Qui peut bénéficier du CPF ?

Le CPF est un droit acquis par l’ensemble des salariés français des l’âge de 16 ans, leur permettant d’obtenir gratuitement de la part de leur employeur le financement des formations de leur choix au cours leur vie professionnelle.
 
Le CPF se définit comme une composante majeure de la loi sur la formation professionnelle : l’objectif étant de donner à chaque individu les moyens d’évoluer professionnellement tout en sécurisant son parcours professionnel. Chacun pourra alors progresser d’au moins un niveau de qualification ou bien obtenir une qualification dans le cadre d’une reconversion au cours de sa vie professionnelle.
 
Le compte personnel de formation est attaché à la personne à partir de son entrée sur le marché du travail, à savoir dès 16 ans, exception faîte pour les contrats d’apprentissage où l’âge de 15 ans a été fixé, et ce jusqu’à son départ à la retraite.
Le compte personnel de formation est défini comme individuel et universel. En effet, tout individu est concerné, indépendamment de son statut, qu’il soit salarié, travailleur indépendant, fonctionnaire, demandeur d’emploi ou bien jeune étudiant sortant du système scolaire.
Les droits à la formation sont conservés pour les salariés qui changent d’emploi ou bien ceux qui alternent fréquemment les périodes d’emploi et de chômage.
 
L’accord du bénéficiaire du compte est indispensable pour débiter le compte personnel de formation. En effet, il ne pourra jamais être diminué du fait d’un changement d’emploi ou même d’employeur, quelle que soit le nombre ou la fréquence des changements.
Il est également important de savoir que le refus de mobilisation du compte personnel de formation ne constitue en aucun cas une faute.
En cas de licenciement, les heures accumulées sur le compte personnel de formation restent créditées sur le compte, y compris en cas de licenciement pour faute grave ou lourde.
 
En cas de changement d’entreprise ou bien en période de chômage, le compte personnel de formation est intégralement transférable. En effet, quel que soit le statut du bénéficiaire, salarié ou demandeur d’emploi, il conserve son droit tout au long de sa vie professionnelle, quel que soit son parcours.